Finissimo: la révolution Octo

Rédacteur: Olivier Muller
Date: 27.05.19

Chaque marque aime à parler de son « icône » horlogère. Il est évidemment aisé de définir soi-même sa propre « icône » au sein des collections que l’on a soi-même réalisées. La réalité est bien autre. Deux variables attachent – ou non – le qualificatif d’icône à une pièce : sa longévité et l’adhésion du public. 

Ces deux critères permettent déjà d’épurer largement les rangs des prétendantes. Parmi les pièces toujours en lice: l’Octo de Bulgari. Elle fut créée dans les années 40. 70 ans plus tard, elle est toujours en collection, en évolution permanente – un exploit pour une maison qui, au départ, n’est pas une manufacture suisse mais un joaillier italien ! 

Reste l’adhésion du public. Elle est déjà manifeste par la longévité de l’Octo : les collectionneurs continuent d’en acquérir depuis plus de 70 ans après sa création. Toutefois, Bulgari ne s’est pas contentée de ce plébiscite pourtant fidèle et massif. Au tournant du siècle (et du millénaire), la marque se dote d’une manufacture « Swiss Made » qui va lui permettre de donner vie à une nouvelle Octo. Son nom : l’Octo Finissimo. 



Cinq ans, cinq prix

La pièce va non seulement confirmer l’adhésion pluri générationnelle de la toute première Octo, mais également séduire une nouvelle frange de collectionneurs, battre des records du monde, rafler un grand nombre de prix internationaux tout en faisant voler en éclat un genre horloger que l’on pensait perdu, l’extraplat. Tout cela en même temps – et en moins de cinq ans ! 

Aujourd’hui, la plupart des collectionneurs s’accorde à dire que l’Octo Finissimo pourra sans difficulté s’inscrire dans la lignée des Royal Oak (Audemars Piguet), Cosmograph Daytona (Rolex) ou Nautilus (Patek Philippe). L’avenir le confirmera. 

Les professionnels de l’industrie, eux, ont déjà tranché. En 2017, l’Octo Finissimo Automatic reçoit le prix très convoité de la Montre Masculine de l’Année au Grand Prix de l’Horlogerie de Genève (GPHG). La manufacture n’en était pas à son coup d’essai, loin s’en faut : entre 2014 et 1018, elle pulvérisait quatre records du monde : les records des montres les plus fines pour un Tourbillon manuel, un Tourbillon automatique, un Répétition minute et une montre Heures, minutes, seconde automatique. En avril 2019, Bulgari obtint son cinquième record du monde : le chronographe le plus fin du monde, avec un modèle Chrono GMT de seulement 6,90 mm d’épaisseur. 


Tout un éventail de finitions 

La particularité de l’Octo Finissimo est d’avoir un parti pris technique et esthétique très fort : l’extraplat contemporain. Quelques millimètres d’épaisseur dans un condensé de modernité. Les lignes son tendues, nerveuses. Les finitions sont dans l’air du temps, les matériaux aussi : carbone, céramique, titane, acier. L’Octo Finissimo est une pièce pour collectionneurs de tous âges qui regardent l’avenir de l’horlogerie. 

Si Bulgari a su à ce point révolutionner le style de l’horlogerie ultra plate, c’est aussi en y adjoignant des finitions disruptives. Il en va ainsi du squelette, omniprésent dans la collection. Il permet de gagner encore quelques millimètres d’épaisseur tout en offrant un profil radicalement moderne. L’avenir de l’Octo Finissimo est encore largement ouvert, la manufacture Bulgari travaillant sans relâche à l’intégration de nouvelles complications et matériaux.